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Dans le cadre du 74è Congrès
de l'ACFAS
Université McGill, Montréal, le mardi
16 mai 2006
colloque/atelier
Photo des participants
Recherche qualitative en sciences
humaines et sociales :
Les 10 questions de l'heure
Consultez le
programme ici.
Une consultation auprès de professeurs, membres de
l'ARQ, qui enseignent les méthodes qualitatives, qui
publient dans le domaine et qui dirigent des thèses
et des mémoires permet de relever un certain nombre
de questions récurrentes qui pourraient être
qualifiées de 10 Questions de l'heure (du type Top
10 Problems).
Comme le soulignait fort à propos Alex Mucchielli,
conférencier invité lors du dernier congrès
de l'ACFAS (2005) dans le cadre du colloque de l'ARQ : «
Les méthodes qualitatives voient s'ouvrir devant elles
un nouveau domaine de valorisation car elles peuvent se positionner
au coeur des méthodologies dites "constructivistes"
des sciences humaines et sociales. […] (elles) apparaissent
tout à fait pertinentes pour répondre aux différentes
exigences du constructivisme scientifique en sciences humaines
et sociales, notamment parce que ces méthodes peuvent
être utilisées soit pour construire des “contextes
scientifiques” d'analyse, soit pour décrire les
processus d'interprétation nécessaires pour
comprendre les phénomènes sociaux à l'intérieur
des contextes construits et formuler, in fine, les significations
“en couche” que l'on peut attacher à ces
phénomènes. »
L'ARQ poursuit un travail d'investigation de nouvelles préoccupations
de recherche et de clarifications des modèles émergents,
systématiquement réalisé depuis vingt
ans. Ces questions constituent des défis à relever
dans le cadre de la reconnaissance des connaissances produites
et de la recevabilité des démarches dans les
communautés scientifiques.
Trois problématiques permettent de regrouper ces 10
questions de l'heure.
LES POSTULATS ET LES FONDEMENTS
1. Plusieurs ouvrages de méthodologie (Savoie-Zajc,
Karsenti, 2000; Gauthier, 1998) tissent des liens étroits
entre le socioconstructivisme et le qualitatif, leur opposant
le paradigme positiviste : Constructivisme/Positivisme : où
en sommes-nous avec cette opposition ?
2. Certains avancent que l'induction est l'opération
intellectuelle majeure à laquelle recourt le chercheur
allant ainsi des faits, des cas singuliers ou spéciaux
à une proposition plus générale. Deslauriers
(1997), entre autres, structure davantage cette démarche
et présente l'induction analytique comme un moment
crucial dans l'évolution de la méthodologie
de recherche qualitative. La recherche qualitative est-elle
nécessairement inductive ?
3. Dans la recherche scientifique en général,
les chercheurs (Guba et Lincoln, 1985 ; Laperrière,
1997)s'efforcent de s'approcher de la « réalité
» ou du « réel ». Qu'est-ce que le
réel observable en recherche qualitative ?
LES PRATIQUES ET LES CHAMPS DISCIPLINAIRES
4. Une des voies de solution pour justifier le qualitatif
tend à le placer comme une démarche exploratoire
ou une démarche de théorisation. La recherche
qualitative est-elle nécessairement exploratoire ?
5. La méthodologie qualitative n'appartient en propre
à aucune discipline. La recherche qualitative peut-elle,
en soi, être appréhendée en dehors d'un
contexte disciplinaire et son discours méthodologique
peut-il être transdisciplinaire ?
6. Depuis la Renaissance, le projet de connaissance du monde
est lié au projet de la conduite éthique du
sujet. Les Recherches qualitatives, en tournant notamment
le dos au modèle positiviste, ont remis à l'ordre
du jour la dimension éthique du projet de connaissance
comme partie intégrante de la recherche. Qu'en est-il
exactement ?
LES TECHNIQUES ET L'INSTRUMENTATION
7. À propos des expressions « recherche qualitative
» et « méthodes qualitatives » :
quelles distinctions doivent être faites ? Qu'est-ce
qui est « qualitatif » dans la recherche qualitative
? Peut-on formaliser une typologie des méthodes qualitatives
?
8. Comment peut-on construire un échantillon scientifiquement
valide ? Quelles sont les qualités, au delà
des précisions apportées par Pires (1997) auxquelles
il doit répondre pour assurer la scientificité
de la démarche de recherche ?
9. Les Recherches qualitatives argumentent souvent leur visée
en terme de « profondeur », laissant entendre
qu'elles seules peuvent l'assurer. Que signifie cette profondeur
?
10. Que signifie « rechercher le sens » et où
le trouver ?
Références :
Deslauriers, J.P., (1997). L'induction analytique. Dans Poupart,
J., Deslauriers, J.-P., Groulx, L.-H., Laperrière,
A., Mayer, R., Pires, A. La recherche qualitative. Enjeux
épistémologiques et méthodologiques.
Montréal : Gaëtan Morin, 293-307.
Gauthier, B., (2003). (Sous la direction de). Recherche sociale.
De la problématique à la collecte des données
(3e édition). Québec : Presses de l'université
du Québec.
Guba, E.G. et Lincoln, Y.S. (1985). Naturalistic inquiry.
Thousand Oaks : Sage.
Laperrière, A. (1997). Les critères de scientificité
des méthodes qualitatives. Dans Poupart, J., Deslauriers,
J.-P., Groulx, L.-H., Laperrière, A., Mayer, R., Pires,
A. La recherche qualitative. Enjeux épistémologiques
et méthodologiques. Montréal : Gaëtan Morin,
365-388.
Pires. A., (1997). Échantillonnage et recherche qualitative
: essai théorique et méthodologique. Dans Poupart,
J., Deslauriers, J.-P., Groulx, L.-H., Laperrière,
A., Mayer, R., Pires, A. La recherche qualitative. Enjeux
épistémologiques et méthodologiques.
Montréal : Gaëtan Morin, 113-167
Savoie-Zajc, L. et Karsenti, T., (2000). Introduction à
la recherche en éducation. Sherbrooke : CRP.
Programme du colloque
Vous pouvez
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Publication des Actes
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