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PROCHAINS NUMÉROS

Édition régulière

« Recherches qualitatives en contexte africain »
Volume 30, numéro 2, automne 2011

Sous la direction de : Blé Marcel YORO, Université de Cocody-Abdijan, et François GUILLEMETTE
Université du Québec à Trois-Rivières

L’usage de la recherche qualitative est aujourd’hui très répandu chez les chercheurs de tous les continents. Ainsi, il permet d’étudier des phénomènes humains dans différentes cultures, notamment les perceptions et les comportements des gens, leurs interprétations de différents aspects de la réalité, la conscience qu’ils ont des dimensions de leur vécu personnel et social, etc. Par ailleurs, les recherches qualitatives se caractérisent souvent par une approche holistique et une visée de complétude, autant sur le plan des différentes nuances à découvrir en profondeur que sur le plan des divers éléments de contexte à prendre en compte, notamment le contexte culturel ou interculturel.

Dans la riche diversité des perspectives et des méthodes, ce numéro de la revue Recherches Qualitatives portera sur les « Recherches qualitatives en contexte africain ». Les traditions de recherche qualitative en provenance de l’occident ont pris une couleur particulière dans le contexte africain, c’est-à-dire dans les recherches faites par des africains, dans les recherches faites sur des réalités africaines et dans les recherches interculturelles impliquant des africains.

Globalement, nous appelons des contributions sur la spécificité africaine en recherche qualitative, que ce soit pour ce qui concerne les approches épistémologiques, les façons d’établir les problématiques, les usages des méthodes comme l’entretien ou l’observation participante, les recours aux théories existantes, la mobilisation des points de vue des acteurs sociaux, etc. Les textes pourront notamment porter sur l’usage de la recherche qualitative par diverses disciplines (sociologie, anthropologie, psychologie, sciences de la santé, etc.) en contexte africain, sur des recherches interculturelles à l’intérieur du continent, ou incluant des données sur l’Afrique, sur les méthodologies qualitatives ou mixtes en contexte africain, sur l’usage des outils de collecte et d’analyse des données, sur les enjeux épistémologiques et méthodologiques liées aux langues, à l’interprétariat, à certains aspects culturels africains.

Consignes aux auteurs :
Les auteurs intéressés à soumettre un manuscrit doivent consulter la rubrique "Directives aux auteurs" sur le site de la revue. De plus, ils doivent signaler leur intention de soumettre un texte à Francois.Guillemette@uqtr.ca au plus tard le 31 août 2010. Les textes devront être soumis au plus tard le 31 octobre 2010.

« De l’usage des perspectives interactionnistes en recherche » Volume 30, numéro 1, printemps 2011
Sous la direction de : Joëlle Morrissette, Université de Montréal; Sylvie Guignon, Université Laval; Didier Demazière, Centre de Sociologie des Organisations.

Avec la « tradition de Chicago » se sont développées différentes perspectives interactionnistes (cf. De Quieroz & Ziolkowski, 1997) qui relèvent d’un paradigme interprétatif selon lequel le monde social n’est pas préexistant dans sa totalité, comme un donné, mais plutôt créé et recréé au sein des interactions. Dans cette optique, les normes et les règles ou, plus largement, les structures sociales, font l’objet d’une négociation, d’« arrangements » entre acteurs; elles ne s’imposent pas comme telles de l’extérieur, mais sont continuellement (re)produites par leurs activités (Le Breton, 2004). Puisant souvent à la sociologie compréhensive de Mead (1934), tel que l’ont fait certains des sociologues de Chicago (Blumer, 1969), les perspectives interactionnistes amènent à appréhender différentes problématiques en s’intéressant à l’univers de significations auquel les acteurs se réfèrent, et donc aux logiques qui sous-tendent leurs actions. Connaissant une renommée particulière dans les années 1950-1960 sous l’impulsion des travaux de sociologues tels que Becker, Goffman et Strauss, les perspectives interactionnistes font l’objet aujourd’hui d’une redécouverte dans le contexte de ce que d’aucuns appellent le « retour de l’acteur » en recherche.

Ce numéro vise à offrir une contribution originale pour l’avancement des connaissances en recherches qualitatives en poussant plus avant une réflexion sur les usages qui peuvent être faits aujourd’hui des perspectives interactionnistes en recherche pour éclairer des objets d’étude de différents horizons disciplinaires. Ainsi, nous souhaitons réunir des textes de chercheurs et chercheuses qui adoptent dans leurs travaux une vision interprétative du monde social et qui conçoivent leurs objets d’étude sous l’angle des interactions qui lient les acteurs au quotidien, cherchant à rendre compte des significations qu’ils engagent dans ces interactions. L’appel de textes vise deux volets dans le cadre desquels les différents auteurs pourront situer leur contribution.

Premier volet : Certains textes peuvent apporter une contribution méthodologique en interrogeant le processus même de la recherche conduite dans une perspective interactionniste. Comment une telle perspective influence-t-elle la manière de circonscrire l’objet d’étude, de la problématique à la stratégie analytique? Qu’en est-il des implications méthodologiques, de l’approche du terrain, de la conception des modalités de collecte des données? Également, comme les perspectives interactionnistes privilégient souvent un rapport compréhensif aux points de vue des acteurs, comment se traduit cette posture dans le cadre de la recherche? Soulève-t-elle des difficultés particulières? Enfin, puisque la perspective adoptée construit l’objet (Larochelle & Désautels, 2007), qu’en est-il des « taches aveugles » d’une perspective interactionniste? Quelles dimensions de l’objet étudié sont susceptibles d’être gommées par l’éclairage qu’elle propose?

Second volet: Certains textes apporteront plutôt une contribution en termes de présentation de résultats de recherche obtenus à l’appui d’une perspective interactionniste, et ce, quel que soit le domaine d’étude auquel ces résultats sont attachés. En abordant les objets de recherche sous l’angle des interactions, comment l’usage d’une perspective interactionniste peut-il apporter une contribution originale? Privilégier le point de vue des acteurs concernés, leur « définition de la situation » (Thomas, 1923), amène-t-il à dégager de nouvelles compréhensions de l’objet étudié? En adoptant une perspective interactionniste, observe-t-on l’entrée en scène de nouveaux acteurs ou de nouveaux enjeux?

Consignes aux auteurs :
Les auteurs intéressés à soumettre un manuscrit doivent consulter la rubrique "Directives aux auteurs". Ils doivent faire parvenir leur texte par courrier électronique au plus tard le 15 juin 2010 à l’adresse suivante : sylvie.guignon@fse.ulaval.ca.

« ENTRETIENS DE GROUPE : CONCEPTS, USAGES ET ANCRAGES »
Volume 29, numéro 1 et 2, printemps et automne 2010
Sous la direction de :
François Guillemette, Jason Luckerhoff et Colette Baribeau, UQTR

Depuis les premiers écrits sur les entretiens de groupe (Merton et al., 1956), l’usage de cette méthode a été étendu à plusieurs disciplines et les appellations se sont multipliées. Une clarification conceptuelle s’impose. « Focus group », « groupe de discussion », « entretien de groupe », « groupe en interaction » et « groupe focalisé » sont-ils des termes qui réfèrent à des méthodes à ce point différentes? Les pratiques se sont-elles multipliées aussi rapidement que les termes pour les désigner? Les problèmes liés à la multiplicité des appellations ne font nul doute.

Depuis les années 1920, les chercheurs des milieux des affaires et du marketing ont utilisé cette méthode à titre d’entrevue de groupe. Elle est devenue particulièrement populaire en analyse des marchés afin de collecter de l’information au sujet des consommateurs par rapport à des produits. Même si les premiers écrits sur les entretiens de groupe sont issus des sciences sociales, c’est dans la pratique du marketing que s’est le plus développée cette technique. Aujourd’hui, l’entretien de groupe est utilisé en communication, en science politique, en marketing, en santé, en éducation et dans bien d’autres disciplines. Selon Geoffrion (2003), « le perfectionnement des techniques d’animation de groupe et les nombreux avantages qu’offre le groupe de discussion en ont fait l’une des méthodes de recherche les plus populaires en sciences sociales et en marketing » (p. 333). Son usage dans plusieurs disciplines en fait une méthode qui peut autant être utilisée pour des pratiques de commercialisation, pour faciliter la compréhension du comportement et des attitudes d’un groupe cible, pour étudier le groupe sujet, pour créer un espace de débat et de délibération, ou même pour explorer des phénomènes humains vécus par plusieurs personnes. Dans le cadre de ce numéro, nous souhaitons recevoir des textes qui portent sur les entretiens de groupe tels qu’utilisés en contexte « scientifique » ou dans une démarche de recherche scientifique.

Un usage dans plusieurs disciplines d’une méthode aux multiples appellations donne évidemment lieu à des ancrages épistémologiques très variés. Certains travaux considèrent le groupe comme moyen d’accès à la connaissance et certains chercheurs tentent même de généraliser des résultats. D’autres prennent le groupe comme objet d’étude ou comme sujet. D’un ancrage post-positiviste visant à généraliser et corroborer des résultats à un ancrage participatif visant à créer un espace de délibération, les visées sont si différentes que d’aucuns considèrent qu’une même appellation ne peut recouvrir deux usages si peu semblables.

Nous sollicitons des textes sur les usages de l’entretien de groupe, sur les différentes formes qu’il peut prendre dans les projets de recherche et sur les défis reliés à la diversité des appellations. Les textes pourraient notamment aborder les enjeux théoriques et épistémologiques de l’usage de l’entretien de groupe, les enjeux liés à l’animation des entretiens de groupe, les enjeux liés à la collecte et à l’analyse des données (par exemple, s’il y a transcription) et la prise en compte du non verbal ou des données contextuelles.

Consignes aux auteurs :
Les auteurs intéressés à soumettre un manuscrit doivent le faire par courrier électronique au plus tard le 1er octobre 2009. Nous vous prions d’envoyer votre manuscrit aux trois adresses suivantes :
Jason.luckerhoff@uqtr.ca
francois.guillemette@uqtr.ca
colette.baribeau@uqtr.ca

Dates-limites :
1er octobre 2009 : Soumission des textes
28 février 2010 : Réponses et remarques des évaluateurs
30 avril 2010 : Réception des textes modifiés
Mai 2010: Publication du numéro I; septembre 2010, publication du numéro II

Les directives aux auteurs se trouvent sur le site de la revue :
http://www.recherche-qualitative.qc.ca/revue.html





Collection Hors-Série

En préparation  :

Numéro 8, Logiciels pour l'analyse qualitative: innovations techniques et sociales
Sous la direction de Véronique Dumont, Christophe Lejeune et François Guillemette
Francois.Guillemette@uqtr.ca

Numéro 9, Recherche qualitative et temporalités
Sous la direction de Michel Racine et Chantal Royer
Michel.Racine@rlt.ulaval.ca
Chantal.Royer@uqtr.ca